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*RDC/Alternance Pacifique au Sommet de l’Etat : Deux ans Après Félix Tshisekedi toujours dans l’Apprentissage douloureux de la Gestion de l’Etat(Tribune)*

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24 Janvier 2019- 24 Janvier 2021, il ya deux ans jours pour jours Joseph Kabila Kabange désormais Sénateur à vie, marquait l’histoire de la RDC en acceptant de quitter le pouvoir de manière la plus louable et pacifique en cedant la place à Félix Tshisekedi Tshilombo président élu des élections du 30 Décembre 2018.

Cette alternance pacifique, la première en République Démocratique du Congo avait suscité tant d’espoirs, audela de toute prophétie de malheur, le Congo est resté gagnant, après une passation civilisée du pouvoir, il fallait engager les actions pour acheminer le chantier laissé par Joseph Kabila Kabange après 18 ans de lutte.

Deux ans après, Félix Tshisekedi à qui le baton de commande a été légué, fait toujours face à un apprentissage très douloureux de la gestion de l’Etat.

En effet, comme l’avait prédit tant d’auteurs de l’histoire politique à l’instar de Popper, la possibilité d’un changement de gouvernement pacifique tient un rôle central. La démocratie ne repose ni dans l’attribution étymologico-juridique du pouvoir au peuple (article 19 de la Loi fondamentale allemande2), ni dans la prédominance politique des classes sociales les plus pauvres (Aristote4), ni même dans le gouvernement d’une majorité numérique.

Dans la logique d’une alternance pacifique comme souhaité par Joseph Kabila était inscrit le souci de pérénniser les acquis de la démocratie.

Fort malheureusement celui qui pouvait rendre concrèt ce beau rêve, est passé à côté de l’essentiel, toujours embrouillé par l’impérialiste vecteur des illusions d’une autonomie de gestion éloignée de ses pairs l’ayant soutenu à mettre en place une coalition du pouvoir engagée à servir le Pays.

Forcément poussé vers la tyrannie plus tôt que l’engagement solidaire à bien gérer le pays, le 5e président de l’histoire de la République Démocratique du Congo ne s’est pas encore stabilisé et peine de le faire pour bien faire asseoir son pouvoir et gérer la chose publique.

Il a ignorer que, ce qui distingue la démocratie de la tyrannie, c’est bien plutôt une indétermination fondamentale, la nature changeante des rapports de pouvoirs qu’elle permet. La démocratie ne répond pas à la question : « Qui doit gouverner ? », mais elle permet aux citoyens, s’ils le désirent, de démettre le gouvernement « sans bain de sang », pour en choisir un nouveau auquel ils accorderont leur confiance. Dans le même temps, elle subordonne toute liberté politique au principe suprême selon lequel le retour de la tyrannie doit être à tout prix empêché.

Le contraire pour le nouveau pouvoir, engagé dans une chasse aux sorcières, déterminé à rompre les liens qui ont déraçiné plus tôt les intoxications occidentales vendeuses d’illusions, Félix Tshisekedi introduit son règne dans un embrouillamini malheureux pour le pétit peuple.

Comme si l’alternance pacifique n’a pas suffit, il a fallut réflechir sur les statuts et qualités des hommes qui pouvaient hériter ce bijoux légué par Joseph Kabila. Une erreur fondamentale qui fait sombrer le Pays.

Dans un climat d’oubli total de la misère du peuple, les politiques s’accrochent autour du nouveau chef de l’Etat, non pour l’aider à faire quitter le Pays de l’extrême pauvreté ni mais pour charmer son oeil à travers des louanges escamoteuses.

Ce rythme d’imbroglio au sommet de l’Etat est un apprentissage très douloureux pour celui qui a succédé à Joseph Kabila, pas de sommeil pas de silence, toujours époumoné à conserver son pouvoir, chaque jour Félix Tshisekedi apprend les difficultés de gérer un Pays comme la RDC.

Il sera invité à témoigner son expérience à la fin de son quinquennat. 2023 pas loin.

Delphin TAMBWE Journaliste d’investigation et Analyste Politique

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